Extrait de l'interview
Est-ce que tu as l’impression d’avoir découvert d’autres facettes de la conception en étant dans une agence de paysage ?
J’ai toujours travaillé dans des agences de Paysage mais forcément mon approche du métier a évolué au fil de mon expérience.
J’ai eu une formation dans l’horticulture qui m’a donné de bonnes bases dans la connaissance du vivant mais un peu moins dans l’approche conceptuel. La lecture du territoire, l’approche d’urbaniste et de géographe, je l’ai eu avec l’école d’architecture et du paysage de Bordeaux.
Notre mission est de restaurer des logiques territoriales, de redonner une cohérence, de tisser des liens sur des territoires qui se font souvent sans nous. Michel Desvignes indiquait lors d’une de ses conférences, que nous étions un peu comme des peintres qui n’ont que trois pots de peinture et qui savent qu’ils ne pourront pas repeindre toute la façade. Donc la question c’est : « Qu’est-ce que je fais avec ces trois pots de peinture pour redonner du sens ? »